Cette période du « non »

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Ah comme on était bien avant ces petites lettres N O N … Vous vous rappelez ? Et maintenant patatra, elle me sort du non à toutes les sauces !! C’est le début de la fin, la fin des haricots quoi ! Oui, elle avait commencé à pointer le bout de son nez et maintenant elle est bien présente !

Je me rappelle ce premier non … Esmée devait aller au bain et elle avait 14 mois. Alors c’est une petite fille qui a toujours su ce qu’elle voulait et surtout ce qu’elle ne voulait pas ! Mais ce soir-là, je crois qu’elle avait décidé de se faire clairement comprendre ! « Non » nous dit elle avec un sourire pour le moins victorieux. Euh, on se regarde avec le papa un peu étonnés. On lui demande de répéter et elle répète « Non ! ». Puis retourne vaquer à son occupation. C’était clair, net et précis !

Je vous avoue que ma première pensée a été « Crotte, ça y est on y est ! ». La seconde fut « oh qu’elle est mignonne » (je suis une maman gaga ! ) . Et on dit jamais 2 sans 3 donc ma troisième pensée fut « comment faire en sorte que ce non soit utile ». Je m’explique : il fallait qu’elle puisse exprimer son opinion mais qu’elle comprenne que le non est aussi valable pour elle !

Pendant plusieurs mois, Esmée ne l’a plus trop utilisé … Je peux maintenant vous assurez qu’elle s’est bien rattrapée depuis ! En effet, depuis ces 19 mois, Mlle n’arrête pas ! Du non : en veux-tu en voilà ! Distribué à la criée, ce « non » qui doit être entendu et compris, elle l’utilise très souvent … Un pas de plus vers son indépendance ! Vive la phase d’opposition : Youpi !

Non, maman , Non !

Mais si ce petit non est frustrant pour nous, il est fondateur pour eux ! Il commence à se visualiser comme un individu à part entière et à s’approprier son choix. Il exprime ainsi son avis, ses désirs avec sa petite voix chantante mais avec une répétition qui peut paraître être agaçante … Ah oui, il faut le dire quand même : entendre parfois 10 fois « non non non » alors qu’on est légèrement pressée ;  c’est rude ! Ce petit acte constructeur pour eux devient destructeur pour notre patience et notre bienveillance !

J’ai commencé par remarquer qu’elle avait une résistance lors des « routines » comme le matin pour s’habiller, le soir avec le bain, etc. Donc très souvent, je lui annonce à l’avance, qu’elle va être le programme afin que le « non » sorte  et que je puisse faire autre chose en attendant ou lui proposer un autre « programme ».

C’est la version où maman est zen et qu’on a tout le temps pour le « convaincre », qui pense à respirer, etc. Où on a cette capacité à avoir l’esprit libre pour trouver la solution adéquate ! Si le but premier est de ne pas frustrer inutilement Mlle Bébé Pirate, cela ne m’empêche pas de mettre des limites.

Maintenant, la version où maman est pressée et qui est moins réjouissante … Là malheureusement le temps pour faire de la pédagogie et de l’écoute va être assez tendu / serré / compressé ! Sincèrement, il m’est déjà arrivée d’être énervée, de crier … Pour voir qu’à la longue, cela ne crée rien de bon et surtout on n’avance pas forcément plus vite.

Bon on prend le temps de …

Par contre, j’explique à Esmée que malheureusement, on doit y aller et que je comprends sa colère. Même si parfois c’est fait de manière un peu vive, je lui explique (30 sec) pourquoi. Cela ne prend pas forcément plus de temps et le dialogue n’est pas rompu ! Surtout que curieusement, ils comprennent parfaitement et assimilent très vite si on prend le temps de leur expliquer.

Bref, quoi qu’on en dise la patience va être notre meilleur allié et comme le souligne Isabelle Filliozat dans son livre « J’ai tout essayé » :  Nous avons notre période du non, ils ont la leur !

Alors on respire un bon coup et on repart …

A l’abordage !

 

 

 

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