J’ai tout essayé – Isabelle Filliozat

Le titre est bien trouvé non ? Je trouve aussi et surtout qu’il colle parfaitement à ce moment où l’on se risque à demander de l’aide, où à se demander qu’on a pu faire etc … J’ai tout essayé d’Isabelle Filliozat, est vraiment le livre que je ne pensais pas acheter jusqu’à cette remise en question et où cette fameuse phrase a, enfin, trouvé un écho favorable. Je vous le présente tout de suite ;).

Quand j’achète un livre sur la parentalité, le maternage proximal, tout ce qui concerne mes petits dadas quoi; c’est souvent pour satisfaire une curiosité sur le thème qui m’intéresse et qui va pouvoir combler un besoin par la suite avec Esmée. L’occasion se présenta lorsque Esmée a commencé sa période du « NON » (Quoi, tu n’as pas lu l’article ? Cliques ici !). J’essayais de comprendre ce qu’elle voulait mais aussi à ne pas céder (et encore le mot est fort) à n’importe quoi.

Il fallait que je trouve ce compromis entre ne pas lui générer de la frustration inutile et qu’elle assimile tranquillement les limites. Mais aussi limiter les miennes ! Combien de fois, je me suis retrouvée frustrer qu’elle ne « m’écoute » pas, qu’elle ne « fasse » pas ce que je disais ; le tout en général dans son propre intérêt ! Ou aussi l’autre version, qui consiste parfois à s’auto-flageller en se disant qu’il y a forcément quelque chose que j’ai mal fait ! J’ai tout essayé tombait à pic !

 

Quelques mots sur l’auteure et l’illustratrice :

Je crois qu’il ne sert plus de présenter Isabelle Filliozat ! Psychologue renommée et directrice de l’Ecole des Intelligences Relationnelles et Emotionnelles, elle est l’auteur de plusieurs livres tel que Il n’y a pas de parent parfait ou Au coeur des émotions de l’enfant.

Elle est accompagnée de Anouk Dubois, qui nous livre au fil des pages des illustrations efficaces. Elle est aussi psychomotricienne et formatrice dans la petite Enfance.

Un duo de choc pour présenter cet ouvrage qui donnent des pistes pour sortir de l’engrenage des disputes, des batailles aux moments de partir / de s’habiller…

 

J’ai tout essayé alors ?

Il s’agit donc d’un livre tourné vers la parentalité positive ! C’est à dire que c’est un ensemble d’outils vous permettant de gérer au mieux les situations difficiles tout en privilégiant l’intérêt de l’enfant. En effet, pour moi, c’est surtout la non-utilisation de la violence verbale et/ou physique pour obtenir un « résultat ».

Dedans tu vas trouver des dessins pour illustrer l’exemple donné comme une situation de demande d’attentions répétées de l’enfant. Mais aussi des points sur les avancées scientifiques sur les neurosciences et de psychologie. Sans oublier de possibles solutions pour chaque âge afin d’être plus concret dans son action.

A travers 13 chapitres, Isabelle Filliozat et Anouk Dubois nous invite à réfléchir sur la notion de caprice, les besoins qu’un enfant peut ressentir. Et bien sur les fameuses périodes d’opposition, d’indépendance, d’autonomie mais qui génèrent du coup toutes les tensions qui peuvent régner face à cela. Chaque âge à sa période (la vie nous le montre hein!), et ce qui marche à 18 mois, pourrait ne pas marcher à 20 mois.

Et tu sais quoi ? Il y a même un chapitre « Poser des limites »  et « Les disputes entre enfants »! Le but est de traverser cette période délicate (entre 1 et 5 ans) avec des outils adaptés. D’une part, pour lutter envers des croyances qui perdurent, des habitudes et donc les remettre en cause. D’autre part, en proposant une nouvelle façon de faire avec les avancées que nous proposent l’auteure.

 

Mon petit avis :

En tant que maman, j’ai mis du temps à apprécier le discours d’Isabelle Filliozat. Pourquoi ? Il y a une réponse, qui me vient à l’esprit :

J’avais l’impression d’être dépossédée de ma « conviction » maternelle sur l’éducation ! Ne suis-je pas celle qui comprend le mieux mon enfant ? Parentalité positive … Il y en a une malveillante, négative ? Mais oui, être parent est un métier et on est d’accord c’est le plus difficile qui soit. Mais du coup, j’ai trouvé pourquoi j’ai pensé ainsi… parce que ce n’était pas le sien de discours mais celui que je lisais ici et là et donc rapporté. Donc j’ai fais le choix d’aller chercher l’information moi-même et c’est beaucoup moins « terrible » que je le pensais.

J’ai beaucoup déculpabilisé en débutant son livre « Ne nous croyez surtout pas ». Oui , rien n’est vrai. Esmée réagit ainsi, un autre enfant pourrait ne pas réagir à ce moment-là. Parce que nous sommes des êtres humains et que nos émotions ne restent pas figées. Là, où l’on entend « il ne faut pas le frustrer inutilement », on donne rarement la solution du « Comment ? Avec quels outils ? ». Et c’est vraiment ce que j’ai ressenti en lisant ce livre, c’est qu’il m’apportait une partie de réponse.

Depuis 6 mois (oui j’ai pris mon temps et à chaque âge ces problèmes), je l’utilise. Non pas pour appliquer sans réfléchir. Mais pour trouver des pistes et comprendre un peu mieux ce qu’il se passe dans sa petite tête ! C’est agréable d’avoir un petit support écrit où il est facile d’y relire de précieux conseils.

Comme la célèbre citation (et cité dans le livre) d’Antoine de Saint-Exupéry nous avons été des enfants, essayons de nous en souvenir ^^

Tous les adultes ont été des enfants un jour,

même si peu s’en souviennent

Merci de m’avoir lu

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