Le lit « Montessori »

Voilà, on arrive à la fin du « portrait » de la chambre de Mlle Esmée ! Son petit lit, que l’on appelle un matelas au sol ou lit « Montessori » :). Déjà il serait bien de présenter la grande dame, qui inspire de nombreux parents : Maria Montessori. Oui, on oublie souvent de la nommer et de voir souvent son nom de famille comme un concept. Elle fut l’une des premières femmes médecins d’Italie et a développé sa pédagogie avec les enfants qui présentait un retard mental. Ce fut après qu’elle s’intéresse aux enfants « normaux » et créa la première « maison des enfants ». Elle a pu y peaufiner sa méthode. Bref, grâce à elle, Esmée a enfin pu se réconcilier avec son lit 😉

Quand Esmée est née , j’avais prévu un lit à barreaux! A mon retour, mon choix s’est porté sur le cododo. Mais j’ai toujours eu à l’idée de l’habituer tout de même à son lit. Elle faisait donc la plupart de ses siestes dans son lit.

Elle durait peu de temps (30 min env.) alors que dans mes bras elle dormait bien plus longtemps ! Quand elle a eu 5 mois, il était quasiment impossible de la poser dans son lit ! Elle hurlait comme si elle avait mal. Mlle Esmée, malgré le cododo et l’allaitement faisait des nuits de 22h/23h à 6h/8h du matin. Là ce fut la fin des nuits paisibles et une épreuve lors des siestes de la poser.

Et ce n’est pas faute de pas avoir essayer de mettre des jouets, des autocollants, de la musique, même des vêtements avec notre odeur ! On a tout essayé !!! Il fallait donc trouver une solution, qui lui allait. Je me rappelle que ma maman mettait le matelas au sol quand j’étais petite… Je faisais de l’asthme et l’air se trouve … Au sol. Cela lui était évident à l’époque. Mais Esmée ayant pas ce problème, je ne l’ai pas fait tout de suite.

J’ai donc fais comme souvent, j’ai ouvert un livre ;). Celui de Marie-Hélène Place « 60 activités Montessori pour mon bébé », et je me suis concentrée sur la première partie de ce dernier! Et là(sans rire) j’ai eu une révélation : Rien n’était adapté à bébé ! Dans le sens où ce qui est proposé est tourné sur le confort des parents pour s’occuper de leur enfant. Alors que cela devrait être l’inverse : cela doit être adapté au confort de bébé avant celui des parents … Bref, il fallait donc tout revoir. Enfin presque ! J’ai de la chance car j’avais déjà pensé à aménager sa chambre en ayant penser qu’à elle. Il ne manquait donc que le lit :/.

Le lit « Montessori » késako ?

C’est un lit avec le matelas au sol :). Dans la logique, tout doit être adapté et accessible à bébé! C’est-à-dire qu’il soit vraiment libre de ces mouvements et permet de prendre conscience de son environnement. Et surtout cela permet de se l’approprier :). Attention, il n’y a pas de barreaux pour justement ne pas entraver sa volonté de se déplacer.

D’ailleurs, Maria Montessori dit à ce sujet :

« Le lit des enfants qui savent déjà se mouvoir seuls est une hérésie. Différent du berceau qui a sa beauté  et moelleux, différent du lit des grandes personnes fait pour s’étendre commodément et dormir, ce qu’on appelle le lit d’enfant est la première prison qu’offre la famille à ces être qui luttent pour leur existence intellectuelle. La haute cage de fer (quoiqu’elles sont plus en bois de nos jours) dans laquelle les parents les font descendre pour trouver le gîte forcé est à la fois une réalité et un symbole. Les enfants sont les prisonniers d’une civilisation construite exclusivement par l’adulte pour le bien de l’adulte, qui se resserre toujours davantage, ne laissant à la liberté de l’enfant qu’un espace progressivement réduit. Le lit de l’enfant est une cage surélevée afin que l’adulte puisse manier l’enfant sans avoir le mal de se baisser ; il peut ainsi ainsi abandonner cet être qui, sans doute, va pleurer, mais ne se blessera pas. »

Voilà, le constat était posé : c’est le lit qui posait problème … Il fallut donc réfléchir sur le sommeil et le coucher d’Esmée ainsi que son lit! Le sommeil et le coucher c’était déjà réglé : on suivait le rythme d’Esmée. Ce qui évitait des crises au coucher et un temps bien moins long pour la coucher « juste pour être tranquille ».

Comment le mettre en pratique ?

C’est très simple : un matelas et un sol ;). Alors blague à part, la mise en place est pratique et facile. Dans l’idéal, c’est un matelas d’1 m sur 90 cm avec 10 cm d’épaisseur . Personnellement j’ai conservé celui de son lit. Ensuite, il s’agit d’adapter en fonction de l’âge de l’enfant. Esmée avait 5 mois quand j’ai commencé. Donc elle rampait, se tenait assise seule et bien sur roulait! J’ai donc rajouté des coussins de chaises (ils sont plats) et des coussins plus douillet pour lui créer un petit cocoon :).

Normalement, le matelas doit être dans un angle et tourner vers la porte. L’angle était difficile à trouver dans sa chambre car 2 sont sous la fenêtre. Petite je ne le voulais pas sous la fenêtre à cause des petites infiltrations d’air.

Vous pouvez rajouter aussi un petit sommier pour éviter l’humidité et la condensation sous le matelas ! Ce qui évite d’avoir des traces de moisissures.

Mon avis !

Alors je crois que j’ai trouvé la solution pour elle et c’est la bonne ! Son matelas, elle l’a adopté dans les jours qui ont suivi et encore maintenant ! Elle a su apprécier son lit car elle n’était pas enfermée. Cela lui a permit de l’apprivoiser: elle devait pouvoir y aller et en sortir à sa guise. Dedans, elle peut jouer, lire et aller dormir quand elle en ressent le besoin. Le soir, on lui demande  » tu veux dormir ? », elle fait oui ou non. Si c’est oui, elle embrasse son papa et va directement dans son lit :). Son autonomie a pris un tournure supplémentaire depuis. Elle attends qu’on arrive et gare à nous si on est en retard car il lui arrive de sortir du lit ^^. Bon elle sait où est la chambre :).

Et pour les mamans qui allaitent, c’est le pied !!!! On s’allonge sur le petit tapis de coussins pour être confortablement installé, bébé tête et nous on attends! On est allongé et on a pas à se lever (donc bouger =  risque de réveil). Bref, ce petit moment mère-bébé est sur un petit nuage supplémentaire 😉

Pour cette méthode, je pense qu’il faut avoir assez confiance en soi et en son bébé. En effet, il peut sortir du lit et jouer dans sa chambre, sortir dans le maison. Nous avons déjà entendu Esmée, qui jouait avec sa girafe à bascule. Mais cela permet aussi à l’enfant de différencier le sommeil artificiel (déclencher par nous) et le sommeil dit naturel (qu’il trouve seul). Et bien sur c’est un bel outil pour son autonomie et dans la découverte de son monde. Il a accès à tout et peut en disposer à sa guise.

Pour qu’elle trouve notre chambre, l’astuce c’est les petites étoiles fluorescentes pour le guider dans la nuit ;).

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