Chroniques de Maman Pirate

L’éPoPée du PoT (2) – HNI

HNI

Après cette douce première nuit à la maternité, je me retrouvais avec la même contrainte : le change ! Les mêmes cris, les mêmes petits mouvements vifs d’évitement ; la tâche ne s’annonçait pas super méga cool hein ! Mais j’ai quand même pensé à mettre des petites choses en place pour faire en sorte que se passe et encore une fois, la mécanique du corps allait m’apporter une solution ;). La HNI en est un exemple !

Tout d’abord, avant d’arriver à la HNI, il y a eu une période où c’était difficile ! Elle criait, voire même hurlait quand il s’agissait de la changer ! (> J’en parle ici) Un vrai petit ver de terre mignon comme dit sa Mamita ! Mais je vous avoue que pour moi, pauvre jeune maman que j’étais, cela n’avait strictement rien de mignon ! Mon cœur et mes nerfs se déchiraient au fur et à mesure que les jours passaient, impuissante face à ce déchaînement de violence pour … une couche changée ! Il a bien fallu déjà apaiser, ne serait-ce qu’un peu sa réticence à être changé .

Comme bien souvent, le détournement est une bonne solution pour attirer l’attention d’un bébé pour qu’il se détache un peu du problème. J’ai donc mis des petites choses pour qu’elle « s’occupe » un peu et que son esprit aille ailleurs le temps de cette périlleuse mission ! Des petits hiboux et un miroir sont venus entourés son table à langer. Tels des petits gardiens, ils permettent à essayer de s’évader le temps de quelques secondes … Mais ouiii, je ne vous avais pas dis ; une fois papa pirate m’a chronométré !!! En 15-20 secondes et sans être brusque, j’arrivais à la changer ^^. Un exploit parmi tant d’autres quand on est maman, n’est-ce pas 😉.

Mais ce qui fut une bonne solution ne dura qu’un temps ou de temps à autre mais ce ne fut pas une idée pérenne … La fatigue, le retour à la maison, ma mémoire « poisson rouge » et toussa ne facilita pas la tâche ! Déjà que j’avais la désagréable impression que mes neurones ne communiquaient plus du tout entre eux, mais devoir, en plus, trouver une solution dans un contexte aussi me…mercredi : j’étais au bord de la crise !

Ah ah vive l’allaitement !

3 mois plus tard, un événement assez spécial mis en partie fin à ses changes sabordées ! Que je vous explique dans les grandes lignes … Vers 3 mois, il arrive que les bébés allaités exclusivement aient ce qu’on appelle les selles rares. Ils ne sont pas gênés comme avec des coliques mais ils vont très peu à la selle. Bref ils font beaucoup moins dans leurs couches sur plusieurs jours. Mais gare au retour, car il faut prévoir le stock de changes et quand je dis beaucoup, je pèse mes mots ! Donc ils ne sont pas constipés, (y a plusieurs points de surveillance comme les urines, le poids, l’humeur, etc) mais juste qu’ils ne font pas caca quoi !

Esmée a donc eu cela ! On s’inquiétait car elle ne faisait pas dans sa couche mais sans être gênée par quoi que ce soit … Elle mangeait bien, ses urines étaient présentes ; bref tout allait bien et même la pédiatre me disait que tout allait bien. Mais elle n’a pas su m’expliquer le pourquoi ! Mon caractère fait que j’ai une curiosité débordante, et que j’aime aller chercher l’information etc . Forcément, en fouinant un peu sur le net, je tombe sur un article de la Leche League : Miracle ma fille n’a rien ! Elle a donc ce qu’on appelle les selles rares ; j’avais donc enfin trouvé ce que je cherchais mais pas pour améliorer son change.

Oui, on y arrive à l’hygiène naturelle infantile (HNI) …

Je réfléchissais toujours à un moyen pour que le change se passe bien … Oui, j’ai mis un peu de temps avant d’arriver à l’HNI. La réflexion récurrente : Mais est-ce que j’avais réellement besoin de couches pour réaliser cela … Je me rappela que pour faire passer quelques coliques, je la collais ventre contre ventre. Ainsi les mouvements de ma respiration massait le sien et la soulageait. Je fus aussi surprise de voir comme je ressentais tout : ces gargouillis, mais aussi quand elle allait faire dans la couche ! Et que lors qu’un épisode « selles liquides », elle fut un peu irritée, je l’a laissa « cul nu » sauf la nuit où elle eu qu’une serviette…

Et bref les réflexions fusaient pour une fois (ah oui, j’étais devenue un poisson rouge !) « comment font les autres cultures » ; « quelles approches ont-elles de la propreté » ; etc. Aller hop, on remet la cape de maman fouineuse pour aller rendre visite à mon super ami Google pour trouver quelques menues informations ! Et je tombe enfin sur une méthode qui me parle beaucoup et qui me parait pour le coup, la plus proche encore à ce dont j’aspire ; naturel, sans contrainte de couches, … Le nom de cette « méthode » est la HNI ! Hein mais c’est quoi ce nom barbare !!! Je vous rassure le nom complet est Hygiène Naturelle Infantile ! HNI quoi rhhoo.

HNI
Une jolie découverte donc qui répondait à une bonne partie de mes attentes. Je trouvais qu’elle était plus dans le respect du bébé et allait créer aussi un lien supplémentaire. Elle réside dans l’observation de bébé. C’est-à-dire qu’on va observer et détecter ainsi ces signes qui montrent que son envie de se soulager arrive. Attention, il ne s’agit pas d’apprendre à un bébé à se retenir, ni un apprentissage précoce de la propreté. Mais de répondre rapidement à ce besoin. Une communication reposant sur les sens permet la création d’un nouveau lien parent-bébé. Une manière pour moi de pousser un peu plus les limites d’un maternage proximal déjà très présent et de soulager Esmée.

Mais en pratique …

La mise en pratique fut tout de même assez complexe ! Repérer les signes d’envie se révéla un peu difficile à appréhender. Je me pensais quand même que j’observais suffisamment ma fille pour m’en rendre compte. Que le portage et l’allaitement me permettait d’avoir un poste d’observation idéal … J’ai bien mis 2 / 3 semaines avant de les voir puis de les comprendre, les assimiler comme-ci cela était évident alors que non. Un mouvement d’humeur, un grognement, le rythme s’imposa doucement de lui-même, avec quelques « ratés » biensûr. Le repérage des signes fut long et laborieux. J’avoue que plus d’une fois je m’y perdais entre la faim, le besoin de câlins, de liberté, bref avec tout ce qu’il y a déjà à interpréter … J’ai souhaité plus d’une fois un décodeur spécial bébé (et non je l’ai toujours pas trouvé !!!).

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Illustration de Ma Vie de Maman Illustrée – humour et vérité joliment dessinés !

Surtout quand les selles arrivent : elle sont rares mais redoutables !!! C’est les joies de l’allaitement aussi : la couleur plus mignonne elle sera, le fumet moins « agressif » mais tout liquide tu te le taperas !!! Malgré tout, ce n’est pas de sa faute mais j’ai pas su interprété les signes suffisamment tôt pour x ou y raisons. Il faut dire que cela demande une grande disponibilité (pour ma part en tout cas) ! Je devais être vigilante et je devais faire preuve d’une écoute supplémentaire à laquelle je n’étais pas préparée. Il le faut le savoir et il faut le dire.

Mais j’y suis arrivée et j’ai appliqué cela pendant 2 mois et demi avec ma bébé pirate. Un réel lien s’est crée, enfin un lien supplémentaire, un échange muet mais riche et une écoute active de ses besoins ! Par contre, il est vrai que cela demande un bon investissement du / des parents qui le pratiquent et notamment gérer la frustration que cela puisse rater ou qu’on se sente déborder.

Un petit échec mais une belle expérience à renouveler pour le prochain^^

Puis à l’horizon de ces 6 mois, j’ai commencé à penser à la reprise du travail et que cela n’allait plus être compatible. J’ai donc décidé de passer aux couches lavables et de l’appliquer partiellement 😉

Mais je vous expliquerais cela dans la prochaine chronique ^^
Merci de m’avoir lu !

Pour plus d’infos, vous avez le site :

http://www.ecopitchoun.com/articles/

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